La convention ANRU prévoit que 93 800 heures travaillées sur les chantiers du projet de rénovation urbaine soient effectuées par du personnel en insertion. Ce quota d'heures ne se traduit pas simplement par un nombre de personnes recrutées car les heures effectuées peuvent être réalisées dans le cadre de missions d'intérim d'insertion ou de contrats en alternance.
Nicolas a 25 ans. Il travaille en mission intérim au sein de l'entreprise Costa. Suivi par l'agence d'intérim d'insertion Alter, Nicolas a bénéficié d'une formation qualifiante de maçon pendant deux mois et demi. Auparavant, il enchaînait des missions de manoeuvre peu qualifié. Grâce à cette formation, Nicolas espère occuper un emploi durable dans l'entreprise où il effectue sa mission ou dans une autre entreprise du secteur.
Tonny le Lostec, 20 ans, assure une mission en intérim d'insertion de trois mois en tant que coffreur bancheur auprès de l'entreprise Le Guern. Cet emploi complète sa première qualification de maçon, spécialisé dans la construction de maisons en parpaings. Tonny bénéficie, comme toutes les personnes recrutées par l'agence Alter, d'un accom- pagnement personnalisé. Une fois par semaine, Tonny fait le point avec une chargée de mission d'Alter. Pour Françoise Amossé, chargée des relations avec les entreprises, "ce temps d'échange hebdomadaire est indispensable pour valider le bon déroulement de la mission et anticiper d'éventuelles difficultés. Les entreprises sont sensibles à notre accompagnement et c'est pour cela qu'elles nous font confiance". - 55 personnes ont déjà bénéficié du dispositif d'insertion - 66 entreprises sont concernées par la clause d'insertion